Sur la trace du pirate des Caraïbes

C’est par une nuit de navigation musclée, avec des vents variant entre 25 et 35 noeuds, que nous quittons la Martinique pour regagner la Dominique. Malgré les soubresauts intempestifs du bateau, Ophélie dort à poings fermés tandis que Zoé vient me rejoindre pour soulager son mal de mer. Elle retrouve son bien-être et se rendort vite fait dans le lit de sa maman. Marc sera de veille toute la nuit et ne changera de quart qu’une fois l’entre-deux île passé. Dès que nous sommes sous le vent de la Dominique, le vent et la mer se calment et nous pouvons admirer en toute quiétude son relief très découpé. Nous arrivons en fin de journée à Prince Rupert Bay juste devant la ville de Portsmouth où il y a déjà une cinquantaine de bateaux au mouillage.

dominique15.jpg

Chaque île a son petit surnom évocateur de sa personnalité… On dit qu’en Dominique on peut se baigner à chaque jour dans une rivière différente voilà pourquoi on la nomme l’île aux 365 rivières. Accompagnés d’un guide dûment formé et certifié, nous visitons la plus célèbre d’entre elles : la rivière indienne. Encore intacte et sauvage, elle se faufile dans la mangrove et se fraie un chemin dans la jungle tropicale. La balade se fait à rame et nous permet d’apprécier le chant des oiseaux banane et des pigeons à gorge rouge. On se croirait dans un décor de film… Et c’est le cas puisque plusieurs scènes du Pirate des Caraïbes II ont été tournées ici-même au grand bonheur de nos deux groupies inconditionnelles.

dominique3.jpg dominique1.jpg

Le lendemain, nous suivrons la piste de Jack Sparrow en explorant le nord de l’île. Nous sommes accompagnés à nouveau d’un guide qui connaît bien la faune et la flore locale et nous les fait découvrir avec beaucoup d’enthousiasme. Une journée complète où nous croisons plusieurs rivières, des eaux sulfureuses et bouillonnantes, des arbres et des fleurs exotiques.

dominique10.jpg dominique11.jpg

Bananeraies, cocoteraies, palmeraies et autres plantations semblent trouver leur compte dans cette terre riche qu’on exploite avec amour et respect. Nous traversons de charmants villages qui semblent ne pas avoir encore été découverts par le tourisme et terminons l’expédition par un bain d’eau douce dans une large rivière qui se jette dans l’Atlantique. Les filles sont aux anges, elles s’éclaboussent, s’inventent des histoires de pirates et se fabriquent des refuges avec ce qu’elles trouvent à portée de main.

dominique4.jpg

La Dominique est aussi reconnue pour ses nombreux centenaires, on en dénombrerait plus d’une vingtaine et la doyenne aurait 126 ans. Pour une population d’environ 75 000 habitants, c’est assez impressionnant. On expliquerait cet état de fait par le mode de vie sain, l’activité physique et le stress quasi inexistant. Aussi, on porte beaucoup d’attention à ce qu’on ingurgite : on s’approvisionne en eau directement des nombreuses rivières et les fruits et légumes font partie de chaque repas. Les fruits exotiques y sont sûrement pour quelque chose. Mangues, papayes, goyaves, fruits de la passion, oranges, pamplemousses, avocats et autres se retrouvent en quantité sur toute l’île afin que tous puissent se régaler sans compter…

dominique14.jpg dominique2.jpg

Nous garderons un excellent souvenir de cette escale. Même si la côte n’est pas particulièrement dirigée vers le tourisme de plaisance, nous la recommandons sans aucune hésitation. L’intérieur de l’île est un véritable paradis et les randonneurs sont bien servis. Il faut traverser la Dominique, y goûter pour l’apprécier à sa juste valeur. Comme nous devons quitter rapidement pour la Guadeloupe, où nous avons un rendez-vous pour le carénage du bateau, nous restons sur notre appétit d’en découvrir davantage. Peut-être nous reprendrons-nous lors d’un prochain voyage…

dominique6.jpg

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *