Savoir compter c’est important

Article paru dans le Journal de Montréal le 7 avril 2007

Cette semaine, nous sommes à Simpson’s Bay Marina à Sint-Maarten, soit du côté hollandais de l’île et profitons de la zone hors taxes pour faire quelques achats. À cet effet, nous allons à Philipsburg, réputée pour faire de bonnes affaires. Bien que le lieu n’ait rien d’idyllique, nous arrivons à y trouver notre compte. Des commerçants pour la plupart Indiens y vendent des bijoux, du tissu, de l’électronique, des vêtements bon marché et toutes sortes d’autres babioles.

Puis, nous passons plusieurs heures au resto-bar mexicain Jimbo de la marina. D’abord parce qu’il y a une zone wi-fi gratuite bien pratique mais aussi parce qu’il y a également une piscine qui jouxte le bar. Cette pause Internet est utile pour payer les factures, actualiser notre site, mettre Projet bleu en vente et préparer nos prochaines escales américaines et cubaines. Comme notre assurance-bateau ne couvre pas ces zones de navigation, nous devons magasiner une assurance et compléter toute la paperasse administrative requise pour avoir une soumission. Tout en se désaltérant de margaritas bien glacées, nous réussissons à diminuer sensiblement notre liste de choses à faire. Pendant ce temps, les filles s’amusent à la piscine et peuvent savourer leur Perrier grenadine au bar. C’est bien la première fois du voyage qu’elles insistent pour qu’on fasse nos petites affaires sur Internet !

Malgré nos visites quotidiennes et nos nombreuses consommations en ce lieu, nous n’avons pas réussi à obtenir un accueil cordial. Il faut dire que depuis que nous sommes dans les Antilles, nous avons remarqué que l’humeur des locaux n’est pas toujours égale et qu’on ne doit pas s’attendre à être servis avec le sourire. Nous avons connu à travers les îles un accueil aléatoire mais nous ne désespérons pas et continuons à être chaleureux et souriants comme nous l’ont appris nos parents. Depuis un an que nous voyageons, nous avons reçu beaucoup de commentaires positifs sur le comportement des québécois à l’étranger et nous sommes fiers d’honorer notre réputation même si nos vis-à-vis ne nous le rendent pas toujours. Ceci étant dit, il serait injuste de mettre tout le monde dans le même panier même si on peut parler d’une situation presque généralisée.

La fée des dents a visité notre bateau à deux reprises cette semaine et cela a suscité un certain engouement pour les devises étrangères et le calcul de la monnaie. Nous avons donc concentré l’école autour de ce sujet d’intérêt. D’abord, nous avons fait une revue des différentes devises rencontrées. Puis, nous nous sommes exercées à faire toutes sortes de combinaisons possibles de monnaie pour totaliser des dollars. Ainsi, nous avons révisé les unités, les dizaines, les centaines, avons pratiqué l’art de l’addition, réussi à comprendre le principe des multiplications et surtout avons réalisé l’importance de savoir calculer lorsque nous voulons nous procurer un objet convoité. Maintenant qu’elles savent combien de dents ça prend pour s’acheter une Barbie, les filles comprennent mieux l’expression « ça coûte un bras… puis une jambe » !

Ce lundi 2 avril, nous attendons toujours de recevoir la confirmation officielle de l’assureur avant de nous diriger vers Puerto Rico. Nous prenons ce temps d’arrêt pour planifier les prochains mois en concentrant nos recherches sur Puerto Rico, la République Dominicaine et Cuba. Nous lisons consciencieusement nos guides de navigation et nous nous assurons que notre itinéraire projeté est réaliste. Bien qu’il nous reste encore trois mois pour naviguer, le temps file et nous devons faire des choix difficiles.

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