Prélude à la béatitude visuelle…

Au début, je vois des petits faisceaux de lumières blanches scintillantes, je sais que ce ne sont pas des feux dans la nuit pour me guider et je me demande ce que c’est. Puis, tranquillement ma vue se réduit à un étroit tunnel sombre et flou, je perds toute latéralité et je commence à paniquer… Les paroles de mon amie Martine me rassurent, ce sont, parait-il, les signes annonciateurs d’une migraine ophtalmique, il suffit de fermer les yeux pour aller mieux.
Ils seront fermés pendant un long moment, histoire de faire le vide pour faire le plein d’images brillantes et extravagantes. Ils seront bien disposés à contempler toutes les beautés que m’offrira la cité que je m’apprête à visiter. Le « je » deviendra « nous » et ce sera un trip visuel incontestable, une douceur inégalée pour les pupilles dilatées, excitées tant par les formes que par la luminosité. Nous savons maintenant que le soleil brille à Barcelone, dans le ciel et dans les ruelles, dans nos yeux admiratifs devant ces splendeurs toutes en rondeurs et en couleurs.

Touchés en pleins yeux
Nous amorçons notre découverte par l’église de la Sagrada Familia, toujours en chantier. Les mots sont petits pour décrire la grandeur de l’oeuvre, le géni de l’artiste nous laisse sans voix. Les maquettes nous permettent d’apprivoiser quelques rudiments et principes architecturaux découverts et expérimentés par le maître. Nous nous promettons de revenir à la fin des travaux en 2030 pour admirer l’oeuvre achevée.

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La Pedrera continuera de nous mettre les yeux en émoi. Fils de ferronnier, Gaudi donne une nouvelle vie au fer forgé, il est souple et docile sous sa gouverne. Des portes aux balcons, le fer se tortille de bonheur.

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Une ballade sur le toit nous fera découvrir un parc à ciel ouvert où d’étranges créatures semblent exister pour distraire les anges. Mais ce lieu n’est ni un parc, ni un toit, c’est un espace habité entre le ciel et l’immeuble.

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La promenade au parc Güell sera notre dessert, une vision sucrée de l’architecture avec des maisons en pain d’épice, des bancs aux couleurs de jujubes et aux courbes de réglisse. Des grottes caramélisées qui servent de salle acoustique à un groupe de musique. Un régal pour les yeux qui n’avaient plus faim mais qui pourtant dévorent encore.

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C’est la fin de l’après-midi, le soleil se tamise, nos gamines nous câlinent et la brise nous fait la bise. Nous nous délectons de ce concert intime et laissons la musique suave nous sucrer les oreilles pendant que nos yeux se remettent d’une crise de foi gaudienne.
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Tout en douceur, Ophélie dira de ce parc qu’il est comme une belle chanson d’été… Nous serons touchés par sa sensibilité.

2 Replies to “Prélude à la béatitude visuelle…”

  1. Il est fort agréable de vous lire et de voir ces magnifiques paysages.
    Merci de nous permettre de voyager avec vous.

  2. Bonjour à vous 4,
    Je suis la grand-mère de Jules chez qui vous êtes venus, Marc et Martine, un certain hiver pour faire de la moto-neige…
    C’est très captivant de vous lire et les photos sont magnifiques.
    Continuez de vivre votre rêve et bon voyage.

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