Naviguer à travers les siècles

Lorsque nous avions planifié nos escales au début du voyage, nous n’avions pas mis Puerto Rico sur la liste parce que nous avions à l’époque un à priori négatif et erroné. Après quelques lectures et commentaires reçus de voyageurs passés par là, nous décidons de faire le détour et même de s’y attarder.

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D’abord, nous arrêtons à l’île de Culebra qui fait partie des îles vierges espagnoles, juste à côté des îles vierges américaines et britanniques. Les environs sont moins populeux, plus sauvages et on y fait de belles découvertes. Nous entrons dans chenal balisé pour accéder à la grande baie d’Ensenada Honda, entourée de terre et aussi calme qu’un lac. Nous nous ancrons devant la ville principale de Dewey et retrouvons avec ravissement l’ambiance hispanophone d’un petit pueblo tout à fait charmant.

Le lendemain, on repart vers Cayo Hicacos, une petite île entourée de récifs coralliens, de plages de sable blanc et d’eau limpide. Il y a quelques bateaux dans la journée mais tous repartent dès que le soleil commence à décliner. Pendant que Zoé chevauche son spaghetti pour faire quelques galipettes dans l’eau, Ophélie nage avec masque et tuba et découvre avec étonnement l’épave d’une petite embarcation à moteur. Elle n’y verra que des anges mais reviendra rapidement au bateau le coeur battant en se disant que dans les films de Némo et La petite sirène, toutes les épaves sont habitées par des requins. Heureusement, cette petite frayeur n’interfèrera pas avec sa nouvelle passion : l’exploration des fonds sous-marins.

Après plusieurs mois de pérégrination d’île en île, à explorer les multiples plages, les forêts tropicales, les environs subaquatiques et les villages antillais, nous retournons à la civilisation sur la grande île de Puerto Rico, escale culturelle par excellence. Nous nous arrêtons à San Juan, la deuxième plus vieille ville du Nouveau Monde. Nous avions entendu parler de La Havane à Cuba, de ce lieu mythique, mais jamais nous avions entendu parler de San Juan. Nous avons appris entre autre que les noms de l’île et de la ville ont été inversés dans le temps. L’île devait s’appeler San Juan et la ville portuaire de Puerto Rico qui veut dire « port riche » fut nommée ainsi en raison de son emplacement stratégique.
Agréable surprise que de découvrir autant de richesse culturelle dans le vieux San Juan.

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Ce lieu historique a été rénové lors du 500e anniversaire de la découverte par Christophe-Colomb en 1492 et fait partie du patrimoine culturel américain. Nous sommes impressionnés par l’ampleur du site : la forteresse, le môle et les imposantes fortifications qui ceinturent la ville sont en excellent état. Nous en saurons davantage sur le règne espagnol qui dura près de trois siècles et sur les événements qui ont marqué l’histoire de l’Amérique.

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Un des vestiges de l’époque, les maisons de style colonial espagnol ont toutes été fraîchement repeintes avec des couleurs pimpantes. Comme en Espagne, les rues rayonnent autour des différentes Plazas et sont pour la plupart recouvertes de pavés. Cette ville fera sûrement partie de nos escales coup de coeur et nous prendrons le temps de la sillonner à nouveau dans les prochains jours.

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Les gens ici sont chaleureux et accueillants et nous retrouvons l’ambiance familiale très latine que nous avons pu croiser en Méditerranée. En ce dimanche de Pâques, nous assistons à une célébration familiale où tous les enfants s’amusent à taquiner les nuages avec leur cerf-volant. Ophélie déclare solennellement : « j’aimerais tellement pouvoir participer à ce grand bonheur » ! Nous poursuivons notre visite des remparts quand une gentille dame nous donne un cerf-volant oublié. Puis, nous en trouvons un autre près d’une tourelle et voilà les filles qui voient leur voeu s’exaucer. La journée se termine dans les effusions de rire et de bonheur. Zoé en liesse, galope dans les prés, le sourire accrochée aux joues, avec sa Pouliche volante tandis qu’Ophélie envoie Spider Man au septième ciel.

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Ainsi, Pâques se déroulera sans chasse aux cocos ni lapins mais des centaines d’engins flottants virevolteront au vent. Un plaisir tout simple à la portée de tous, il ne suffit qu’un peu de temps et du vent…

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