L’éloge de la lenteur – chapitre 2

Lorsque nous achetons un bateau que nous rêvons depuis de nombreuses années, que nous payons depuis quelques semaines et que nous habitons depuis plusieurs jours, nous ressentons l’envie légitime de naviguer dessus, de profiter des belles brises et de voir la côte méditerranéenne. Nous projetons depuis un certain temps notre prochaine escale aux Stes-Maries de la mer, nous savons que nous pouvons nous y rendre en 4-5 heures et qu’ensuite il y aura la côte bleue, le vieux Port de Marseille, les calanques, les îles Porquerolles et j’en passe… Malheureusement, nous n’avons pas encore reçu nos immatriculations et donc, légalement, nous ne pouvons pas encore naviguer.
Nous profitons donc de cet intermède pour faire connaissance avec notre bateau, pour se l’approprier, pour le bichonner et le préparer… Nous profitons aussi du temps qui passe, celui-là même qui ne revient plus mais qui peut laisser de beaux souvenirs si on s’en donne la peine.
Choisir d’apprécier le moment présent n’est pas toujours un réflexe inné pour les citadins que nous sommes et qui avons une « to do list » même en vacances ! Il faut apprivoiser la lenteur, apprendre à reconnaître ses joies et ses bienfaits. Il y a de ces choses qu’on fait beaucoup mieux et plus rapidement quand on prend son temps…

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