Le mal de mère

C’est confirmé Zoé a de la difficulté à s’amariner, elle supporte difficilement les mouvements du bateau et nos heures de navigation s’en prennent à son bedon. Elle ne s’en plaint jamais et elle se fait toujours une joie de naviguer. Mais voir son bébé se tortiller sur son banc pendant qu’on se rend à notre prochaine destination ça vous remet en question le temps que dure l’expédition. Objectivement, elle ne prend pas la chose difficilement mais plutôt avec philosophie, elle comprend que c’est peu cher payer pour ce qu’elle va vivre et découvrir mais moi j’ai dû mal à la voir dans cet état et je me torture l’intérieur ne pouvant rien offrir de meilleur. Elle se blottit contre moi, et s’endort doucement en me caressant le doigt. Quand le balancement se fait moins insistant, elle se réveille sourire aux lèvres et nous informe qu’elle a fait une petite sieste. La joie de vivre se réinstalle et la voilà prête pour une autre escale.

Mais comment ne pas penser aux longues traversées que nous prévoyons effectuées ? Jusqu’à présent nous avons navigué à l’intérieur d’une journée et ses petits malaises pouvaient être vite résorbés et compensés mais que ferons-nous pour la traversée aux îles Canaries où nous prévoyons naviguer 5 jours et 5 nuits, idem pour la traversée aux îles du Cap Vert où nous serons au moins une semaine en mer… Je ne vous ai pas encore parlé de la traversée de ce grand océan qui peut prendre une vingtaine de jours avant d’atteindre l’autre continent…

Ces questionnements sont bien sûr présents mais aucunement paralysants, je reprends mes esprits et je me dis « chaque chose en son temps ». Nous nous laissons des portes de sortie pour chaque étape où les remises en question et les alternatives sont possibles, si les choses ne se déroulent pas à notre goût on se laisse le choix de revoir le programme.

Pour le moment, nous prévoyons notre prochaine traversée vers l’île de Beauté et nous préparons avec vigilance cette étape qui devrait nous prendre une vingtaine d’heures. Nous attendons une météo favorable et une mer peu agitée pour mettre toutes les chances de notre côté, il ne reste plus qu’à espérer que le ventre de Zoé saura résister !

Différentes méthodes sont à l’essai: les comprimés de Gravol, les comprimés homéopathiques, le moins de liquide possible avant la traversée, manger régulièrement des petites bouchées, la visualisation… Mais ce qui fonctionne le mieux jusqu’à présent ce sont les bras de sa maman !

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