C’est la Fiesta à Fornells

Les français sont reconnus pour leur tradition culinaire, les italiens pour leur goût de l’esthétisme et du design et les espagnols pour leur sens de la fête. Ce n’est pas pour rien que le mot fiesta est d’origine espagnole… Nous en avons vécu un échantillon très impressionnant dans un tout petit village de pêcheurs à Fornells.

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Dès que nous arrivons, nous sommes séduits par la quiétude qui règne dans ce grand port naturel. Nous mouillons devant une petite île juste devant le village, à l’écart des autres bateaux ancrés. Nous partons au village faire quelques emplettes et remarquons que les habitants décorent la ville et posent des banderoles colorées un peu partout… Sur la place publique, des camions y transportent de grosses quantités de sable. Nous croyons qu’ils se préparent pour un beach party et Marc s’informe, en espagnol, à un policier sur la nature des festivités. Il comprend que c’est une grande fête typiquement minorquaise et tous les villages de l’île fêteront pendant les 2 prochains jours st-quelque chose patron de machin truc.

Un défilé de chevaux aura lieu vers 19 heures 30.
Nous nous préparons sur le bateau pour la fête avec des « verres de drinks » pour tout le monde et nous aurons même le luxe d’avoir des glaçons. Nous nous faisons beaux et nous partons à l’heure prévue pour la fête, nous verrouillons toutes les portes et écoutilles et nous sautons dans le dinghy quand soudain… Catastrophe ! Les clés du bateau tombent à l’eau dans la posidonie. Marc se déleste de ses vêtements et plonge dans cette vaste prairie marine. Après quelques vaines tentatives, force est de constater que nous devrons trouver un autre moyen pour entrer dans le bateau. Nous vérifions chaque fenêtre mais elles sont bien verrouillées, finalement Marc réussit à en forcer une et à prendre le double des clés.

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Après ce bref intermède, nous repartons en direction de la fiesta ! La foule est agglutinée autour de la place sablonneuse où les chevaux défileront. Il y a deux estrades, une pour les musiciens et l’autre pour récompenser ceux qui sont arrivés plus tôt (c’est une interprétation toute personnelle qui en vaut bien d’autres !). Perspicace, je soupçonne que les jeunes de la ville ont sûrement bu quelques « verres de drinks » eux aussi ! Les musiciens de la fanfare arrivent en premier, ils sont une trentaine puis ils sont suivis des chevaux et là le spectacle commence…

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Les cavaliers tiennent bien serrés leur monture, les chevaux se cabrent et restent le plus longtemps possible sur leurs pattes arrière pendant que la foule se presse autour d’eux en les poussant afin de les forcer à rester en équilibre. On taquine, on crie, on pince, on tape les bêtes incroyablement dociles et lorsqu’une d’elles se démarque en restant en position plus longtemps la foule crie OLÉ ! Ils sont environ une douzaine et défilent à tour de rôle deux par deux dans l’arène improvisée. Ils font le tour par les petites rues des heures durant et refont chaque fois leur exploit dans l’excitation exacerbée de la foule. Plus la nuit avance, moins l’alcool est dilué et plus la folie s’empare de la ville. La fanfare rejoue inlassablement le même air et les chevaux épuisés refont la ronde et marchent sur 2 pattes et puis nous assistons à quelques accidents, quelques sautes d’humeur de certains chevaux énervés par la foule …

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Nous repartons au bateau, épuisés de toutes ses émotions mais la fête continuera une bonne partie de la nuit et reprendra à intervalles réguliers toute la journée suivante jusqu’à 16 heures !

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