Ce qui est à toi est à toi et ce qui est à moi est à Tuara …

  • Après avoir visité Calvi et l’Île Rousse, nous ancrons à Portu-Vecchiu, petite crique déserte à flanc de montagne qui nous permettra le lendemain de partir à la recherche des grottes des veaux marins. A moins d’un kilomètre, nous avons trouvé une belle grotte profonde et nous sommes allés à l’intérieur comme de vrais explorateurs… Pas tout à fait comme de vrais explorateurs puisque nous avions oublié nos lampes frontales et c’était très sombre à l’intérieur, nos yeux devaient s’habituer à la noirceur pour voir les stalagtites. Nous avons pris de superbes photos…
  • Nous poursuivons notre descente en longeant la côte ouest, nous ancrons dans la baie de Crovani, juste devant une belle plage de galets colorés. Les montagnes font toujours partie du paysage, il y a un camping caché derrière la plage et nous décidons d’aller visiter les environs. Nous traversons le maquis et prenons quelques spécimens pour faire notre herbier de la région, un petit sentier monte pendant 3 ou 4 km jusqu’à une mine désaffectée, nous rebroussons chemin après moins d’un kilomètre, la chaleur et la hauteur de la montagne nous découragent d’aller plus loin.

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Mais nous prenons d’excellents clichés de la baie et de notre bateau ainsi que du maquis dans toute sa splendeur !

  • Une belle balade en bateau nous fait découvrir des paysages enchanteurs dans la réserve de la Scandola. Des rochers rouges aux formes étonnantes, on y voit un aigle, un indien, pépé de profil, un ours, un dinosaure et soudain on voit nos amis au loin… Des dauphins qui sautent deux par deux autour d’un bateau de pêcheur ! Youpi !

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  • Nous allons voir le port de Girolata qui est reconnu comme étant le plus beau mouillage de Corse, nous sommes un peu déçus, il y a tout plein de corps morts (sorte de grosses bouées sur lesquelles on peut s’amarrer) dans cette baie étroite où une vingtaine de bateaux se négocient le peu d’espace, un peu pêle-mêle. Au fond, quelques cabanes ne paient pas de mine. Nous décidons d’aller mouiller juste à côté à l’anse Tuara que nous trouvons plus jolie et plus tranquille. Il n’y a qu’un seul autre voilier et toujours ces fameux rochers rouges qui nous émerveillent jusqu’au coucher du soleil… Nous sommes près du paradis. Marc est allé porter une haussière, longue amarre qui part du bateau et qu’on accroche à une roche… pour que le paradis reste proche !

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Au déjeuner, nous observons 4 chèvres qui grignotent du maquis, une vache qui se fait bronzer sur la grande plage et quelques randonneurs qui se font suer.

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Les filles et moi allons nous baigner en ramant jusqu’à notre petite plage privée, j’éprouve quelques difficultés avec les rames au retour mais je ne me décourage pas et les filles m’encouragent, Marc veut immortaliser mes efforts avec mon appareil photo… Si vous voulez voir ce que ça donne, vous pouvez plonger dans la posidonie et avec de la chance peut-être y retrouverez-vous mon appareil photo et quelques souvenirs de la côte corse… Marc a été tellement impressionné par mes prouesses qu’il a balancé ma caméra par-dessus bord ! Il est important de comprendre le titre de l’article à ce stade-ci …

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  • Une grande première aujourd’hui, Zoé a décidé qu’elle apprenait à nager. Il faut souligner que la veille, Zoé ne voulait pas se mouiller plus haut que la taille, qu’elle avait peur de l’eau et que même avec les encouragements de sa soeur et les promesses de jouets désirés, rien n’y faisait, elle ne se sentait pas prête. Mais aujourd’hui c’est le grand jour, nous sommes ancrés devant la plage de Porto, un de nos plus beaux mouillages, Zoé décidée enfile son gilet de sauvetage et nage un beau crawl jusqu’à la plage, aller-retour… Cette initiation représente environ 400 mètres et Ophélie essoufflée et impressionnée par l’exploit de sa soeur se remet en question sur ses propres capacités de nageuse.

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  • Porto n’est pas juste une ville initiatique pour jeune baigneur, c’est aussi une très jolie baie au fond d’un golf magnifique, bordée d’un côté par une tour génoise carrée et de l’autre par de hautes falaises… Tout en douceur, la brise de terre transporte les parfums du maquis et nous chatouille les narines pour notre grand plaisir. Nous visitons la tour génoise et avons droit à quelques explications historiques… Ophélie a écrit un devoir sur le sujet et ce dernier fera l’objet d’un article à part entière.

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  • Nous ancrons devant la plage de Peru, nous n’y restons qu’une seule nuit, rien à signaler de très intéressant.
  • Deux nuits devant les îles Sanguinaires, le nom lugubre de ces îles fait référence à leur couleur plutôt qu’à un quelconque massacre barbare. Le vol concentrique des centaines de mouettes au-dessus de ces îles, les ruines d’une ancienne fermette, le sémaphore abandonné et l’immense phare blanc à l’affiche SANGUINAIRES en grosses lettres noires inspirent une ambiance Hitchcockienne malgré la très grande beauté de ce site. Nous escaladons un sentier pour visiter ce sémaphore désaffecté et pouvons y admirer une superbe vue sur toute la pointe qui contourne la baie d’Ajaccio.

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Voilà nous sommes restés 15 jours à l’ancre sans devoir faire escale dans un port. Ainsi, nous avons pu épargner quelques sous pour remplacer ma caméra!

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