Ça vaut la peine de purger sa peine

Article paru dans le Journal de Montréal le 24 mars 2007

Nous sommes restés deux semaines en Guadeloupe. La première semaine était consacrée au carénage de Projet bleu qui consistait à le sortir de l’eau pour nettoyer sa coque et refaire l’antifouling. Cette peinture a la propriété de protéger la coque des dépôts d’algues et de coquillages et fait partie de l’entretien annuel de routine. Très impressionnant de voir son bateau de 9 tonnes suspendu dans les airs, téléguidé comme un jouet de plastique !

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Notre arrivée au chantier coïncidait avec l’anniversaire de Zoé et nous avons fait en sorte que le jour de ses cinq ans ne soit pas trop assombri par notre labeur et l’ennui. Durant les travaux, nous étions juchés dans les airs, nous devions donc escalader une échelle à chacune de nos entrées et sorties, nous n’avions accès aux sanitaires qu’après une longue marche, une chaleur d’enfer nous collait à la peau et les moustiques nous dévoraient tout rond. Pendant tout le temps où nous nous échinions à nettoyer le dessous du bateau et à suer à grosses gouttes, nos filles jouaient paisiblement à l’intérieur.

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Comme le chantier était peu propice à cuisiner, ce purgatoire était agrémenté chaque soir d’une pause gastronomique. Nous avons ainsi fait le tour des restos de la marina et réalisé d’agréables découvertes en se réservant les plus cotées pour la visite de mon frère et sa douce quelques jours plus tard. Nous avons pu nous régaler de poissons apprêtés à toutes sortes de sauces : saumon croustillant à la crème de petits pois verts, dorade poêlée sauce créole, thon grillé au coulis de maracuja (fruits de la passion), fricassée de chatrou (sorte de poulpe très tendre), ouassous (écrevisses) sauce langoustine. Le savoir-faire des Français agrémenté de la couleur locale a su faire le bonheur de nos papilles alertes.

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Nous avons profité de la visite de mon frère et de sa location de voiture pour visiter Basse-Terre et prendre la route qui traverse le Parc National. Un premier arrêt à la chute aux écrevisses où nous sommes témoins des acrobaties de jeunes guadeloupéens durant notre baignade au pied de la chute.

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Puis, une visite au parc des Mamelles nous permet d’explorer la forêt tropicale où ratons laveurs, perroquets, singes et iguanes nous saluent au passage.

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Un sentier aérien nous a permis d’explorer la cime des arbres. Bien harnachée et en toute sécurité, la petite bande d’intrépides a pu contempler la canopée dans toute sa splendeur et sa hauteur. Comme Zoé n’avait pas la taille règlementaire, je suis restée avec elle et nous avons pris le sentier des tout-petits.

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Une fois les derniers préparatifs terminés, nous étions prêts à quitter le port pour naviguer jusqu’aux Saintes. Un petit chapelet d’îles au milieu duquel nous nous sommes recueillis. Notre pèlerinage quotidien consistait à explorer les fonds marins et nous communions autour de l’apéro pour rendre compte de nos impressions sous-marines. Ancrés au sud de l’îlet Cabris, nous étions presqu’au paradis ! Même si la pêche ne fut pas miraculeuse, nous avons tout de même pu multiplier le pain et le vin et nous nous sommes aimés les uns les autres sans compter.

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Comme les vacances de Marco et Julie sont finies, nous reprenons notre route vers Antigua pour rejoindre les deux petites soeurs de Marc. Nous partirons en quête d’un autre petit bout de paradis pour partager avec elles les douceurs du ciel.

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